Chapitre troisième: Aucun échappatoire à la souffrance
« _ Tu sais que c'est la seule chose à faire, hein? »
Tom savait que c'était à lui de les mener vers la bonne direction, ou du moins, la plus raisonnable. De nos jours, l'avortement était un procédé plutot anodin. C'était la seule chose à faire. Autant pour eux, que pour cet enfant qui ne serait jamais.
« _ Oui, je sais . . . »
C'était une chose de le savoir. S'en était une autre de le vouloir. Tom craignait ce doute qu'il sentait prendre place en son jumeau. Qui sait ce qu'il pourrait lui faire faire? Il fallait que Bill arrête sa grossesse le plus rapidement possible. Il fallait que son frère avorte avant de ne plus en être capable.
« _ On ira dés que possible. »
Dés que possible. Ca pouvait être le lendemain comme la semaine suivante. Son frère était tellement impulsif. Tom ne pouvait s'empêcher de penser qu'il les mettrait dans le pétrin. Le doute amenait à la certitude. Son jumeau était trop buté pour revenir sur ses choix. Là était le danger.
Pour la première fois de sa vie, Tom avait peur de son frère. Il avait peur de ce qu'il pourrait faire, ou plus véritablement, ne pas faire.
« _ Daccords . . . »
Ca n'aurait jamais du être si difficile. Son frère était résigné. Cela n'était pas normal. Il ne devait pas l'être. Pourquoi? Il aurait du être soulagé. Il n'y avait aucune trace de soulagement dans son attitude. Tom sentit son estomac se tordre à l'intérieur. Il se sentait si mal. C'était sur lui que reposait leur destiné. Son frère allait plonger et l'entraîner avec lui. Tom le savait. Il pourrait les sauver de la noyade. A l'inverse, il se laisserait couler avec lui. L'un serait aussi douloureux que l'autre. Aucun echappatoire à la souffrance.
«_ Ne t'inquiètes pas. »
Et il le rassurait, et il s'auto-rassurait, parce qu'il ne pouvait rien faire d'autre. Il avait pris son parti debut le départ. Il les sauverait tous les deux. Personne ne se noiera. La douleur s'effacerait avec le temps. Après tout, il était dis que le temps guéris toutes les blessures. Alors Tom y croirait dur comme fer. Il insuflerait sa foi en son jumeau d'une caresse ou d'un baiser. Et tout irait bien, comme dans la chanson.
« _ Je t'aime. »
Et Tom regarda son frère tourner la tête vers lui et plonger son regard dans le sien. Et celui de Tom balaya ce doute encombrant dans le coeur de Bill.
« _ Tu sais que c'est la seule chose à faire, hein? »
Tom savait que c'était à lui de les mener vers la bonne direction, ou du moins, la plus raisonnable. De nos jours, l'avortement était un procédé plutot anodin. C'était la seule chose à faire. Autant pour eux, que pour cet enfant qui ne serait jamais.
« _ Oui, je sais . . . »
C'était une chose de le savoir. S'en était une autre de le vouloir. Tom craignait ce doute qu'il sentait prendre place en son jumeau. Qui sait ce qu'il pourrait lui faire faire? Il fallait que Bill arrête sa grossesse le plus rapidement possible. Il fallait que son frère avorte avant de ne plus en être capable.
« _ On ira dés que possible. »
Dés que possible. Ca pouvait être le lendemain comme la semaine suivante. Son frère était tellement impulsif. Tom ne pouvait s'empêcher de penser qu'il les mettrait dans le pétrin. Le doute amenait à la certitude. Son jumeau était trop buté pour revenir sur ses choix. Là était le danger.
Pour la première fois de sa vie, Tom avait peur de son frère. Il avait peur de ce qu'il pourrait faire, ou plus véritablement, ne pas faire.
« _ Daccords . . . »
Ca n'aurait jamais du être si difficile. Son frère était résigné. Cela n'était pas normal. Il ne devait pas l'être. Pourquoi? Il aurait du être soulagé. Il n'y avait aucune trace de soulagement dans son attitude. Tom sentit son estomac se tordre à l'intérieur. Il se sentait si mal. C'était sur lui que reposait leur destiné. Son frère allait plonger et l'entraîner avec lui. Tom le savait. Il pourrait les sauver de la noyade. A l'inverse, il se laisserait couler avec lui. L'un serait aussi douloureux que l'autre. Aucun echappatoire à la souffrance.
«_ Ne t'inquiètes pas. »
Et il le rassurait, et il s'auto-rassurait, parce qu'il ne pouvait rien faire d'autre. Il avait pris son parti debut le départ. Il les sauverait tous les deux. Personne ne se noiera. La douleur s'effacerait avec le temps. Après tout, il était dis que le temps guéris toutes les blessures. Alors Tom y croirait dur comme fer. Il insuflerait sa foi en son jumeau d'une caresse ou d'un baiser. Et tout irait bien, comme dans la chanson.
« _ Je t'aime. »
Et Tom regarda son frère tourner la tête vers lui et plonger son regard dans le sien. Et celui de Tom balaya ce doute encombrant dans le coeur de Bill.
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